Confidence (2eme partie)

Publié le par enya

Si vous n’avez pas lu le premier chapitre (ce qui est probable) et que vous voulez le lire, cliquez ici  Chapitre 1 : Pourquoi ?

Chapitre 2 : Qui ?

Comme vous pouvez l’imaginer revenir à une vie normale après tout ça, apparaissait bien hypothétique. Ce que je suis devenue ? Eh bah étant donnée mon jeune age il ne fut pas possible de me condamner à quoique de ce soit, et entre nous j’aurais sûrement eu des circonstances atténuantes. Alors ils ont fait de moi ce qu’on peut faire de mieux dans ces cas là : ils m’ont mis à la DASS.

Bon comme j’étais quand même un cas un peu à part, je ne fus pas envoyé dans n’importe quel foyer mais dans un où on rassemble un peu les spécimens, avec une prise en charge plus particulière au niveau psychologique. Bon en gros au lieu d’avoir des cours de sport on avait des cours de sciences sociale quoi, comment nous adapter parmi vous... les autres. Sans compter que nos devoirs se résumaient parfois à simplement raconter à un psy ce qu’on avait ressenti pendant la journée. Chouette hein ? Tout l’art de devenir quelqu’un comme les autres quand on vous traite différemment.

Je n’y suis resté qu’un an. Pas vraiment le temps de se faire des amis. D’ailleurs, c’est un lieu où on n’en a pas particulièrement envi. Attention, je dis pas qu’on ne s’attache pas à certain. Je me souviens de Léo, un garçon avec qui je m’entendais bien. Il était là pour avoir asperger son petit frère d’essence et allumer. Faut dire celui-ci avait 4 mois et bien sûr les psy avait mis ça sur le compte de la jalousie et du manque d’amour qu’il avait du ressentir. Mais moi qui lui parlait souvent je savais qu’il avait fait ça uniquement parce qu’il s’embêtait et qu’il trouvait ça amusant.  

Après je fus placé en famille d’accueil. Il est certain qu’après avoir vécu dans une famille comme la mienne, ça fait toujours peur de revivre ça. Alors on ne peut pas dire que j’étais vraiment ravi, après tout, pour moi le mot famille n’était qu’un synonyme de viol, torture et autre petits souci, d’un par mon expérience personnelle et de deux par les expériences de mes congénère de la DASS. Quand vous n’avez jamais connu une famille normale et que vous ne connaissez que des détraqués, croyez moi, il est dur de se faire une référence. Mais bon, on m’expliqua que tout irait bien, que cette fois ce sera différent, et bon gré mal gré, on se fait à l’idée.

La première fois que j’ai vu ma famille d’accueil se fut au centre où on m’avait transféré depuis quelques jours, sorte de centre de passage pour nous habituer à changer d’environnement. On ne peut pas dire que ce fut très chaleureux, sûrement par ma faute, je le concède. On me présenta monsieur et madame Frey, je leur serrai la main, oh bien sûr ils me dirent de les appeler Jacques et Hélène, mais je continuai à leur donner du monsieur, madame. On pris le temps de discuter un peu, c'est-à-dire... pff 10 bonnes minutes et enfin ils partirent, non sans me promettre de revenir très vite. Et en effet 4 jours plus tard il sont revenu, et là je ne sais pas pourquoi, ils me sont apparu sympathique petit à petit. Bien sûr ce ne fut pas immédiat, mais je me souviens, c’était un samedi, et nous étions sorti faire un peu de shopping. Je sais ça doit vous sembler bête mais ça m’a fait un bien fou, quand on vit enfermer dans des foyers la moindre sortie est un bonheur. Et cet après midi avec eux, m’a finalement appris à les connaître un peu. C’était un couple relativement sans histoire, avec une fille devenue grande, 25ans, partie de la maison. Et comme depuis leur retraite ils s’ennuyaient un peu, ils s’étaient dis, pourquoi pas faire dans le social.

Et c’est ainsi que 2 semaines plus tard j’emménageais dans ma nouvelle maison. Un simple petit pavillon près de colombes. Après que dire… il faut bien l’avouer que ma vie fut pendant un moment d’une banalité, j’allais à l’école, m’y fis même une ou deux amies. Ma nouvelle grande sœur venait nous voir tout les dimanches et m’accueilli avec gentillesse auprès d’elle. Ça fait bizarre d’un coup, tant de gens gentils. Par contre on ne peut pas dire que ma scolarité connue d’incroyable bouleversement, je redoublai d’ailleurs ma 3eme. Mais bon, j’étais une adolescente plutôt normale, voir stéréotypée. Je découvris une grande passion pour les fringues, je sais vous allez trouvez ça futile, mais bon, mon psy, oui parce que j’avais toujours un suivi psychologique mais rassurez vous beaucoup plus cool, mon psy donc, y voyait un transfert d’émotion, je n’arrivais toujours pas à faire entièrement confiance au gens et les objet, notamment les vêtement, m’apportait plus de réconfort. Humm… l’art de me prendre la tête, j’aimais les fringues point barre !  D’ailleurs mon rêve c’était d’être vendeuse dans un magasins… bah quoi, pas besoin de faire polytechnique pour ça, et je me sentirais dans mon élément, certains d’entre vous trouvons que c’est pas vraiment un plan de carrière, à vous écouter on peut tous être ingénieur ou je ne sais quoi... et qui vous vendra vos vêtements, votre bouffe ? Et les ordures alors, vous les ramasserez vous-même et les recyclerez comme des grands ?   

Vous voyez donc, tout était prévu, ma vie était toute tracée mais faut croire que s’il existe un dieu et j’ai du lui faire un truc qu’il a pas aimé. Qu’est ce qui s’est passé ? Jacques et Hélène se sont séparés, je sais, c’est fou, un couple qui venait de fêter leur 27ans de vie commune. Je n’ai jamais exactement su pourquoi, était ce de ma faute ? Serais ce possible que j’apporte le malheur ? Mais au-delà de ça se posa un autre problème pour moi. Qui pouvait garder le bonheur ? Qui a su garder l’amour ? Il semblerait que la vie fasse des crasses à tout le monde, et si le bonheur avait une date de péremption ? Tu en profites bien et un jour hop voilà, c’est fini, il part. Les fondements de ma nouvelle vie s’effondrèrent à ce jour là.

A ce moment là je décidai de ne plus jamais aimer, mais bon,  il est probable que ça ne  se calcule pas, alors de faire tout, vraiment tout pour le garder, finalement la mort est si proche de l’amour.

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Publié dans enya

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B
Innocence perdue... <br /> <br /> C'est poignant, félicitations tu as vraiment le sens des expressions chocs. En tout cas la lecture de ce deuxième chapitre retourne toujours les trippes...<br /> <br /> <br /> <br />
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R
Salut, bah je suis deg... on thatchait bien sympa et pof plus rien. Je suis revenu et tu répondais point. a la prochaine alors
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