Confidence (3eme partie)
Si vous n’avez pas lu les premiers chapitre (ce qui est probable) et que vous voulez les lire, cliquez ici:
Chapitre 1 : Pourquoi ?
Chapitre 2 : Qui?
Chapitre 3 : Comment ?
Et puis vint le temps de quitter mon home sweet home. Ah, la liberté, enfin. Elle est en général désirée par certains, effrayante pour d’autres, moi il faut bien le dire ce fut une délivrance. D’ailleurs elle ne tarda pas, après la séparation de mes parents adoptifs, elle m’était devenue plus que nécessaire, vitale. Quelques jours après voir fêter mes 18ans, j’arrêtais mes études, qui n’étaient plus qu’à mes yeux, ainsi qu’a certains de mes professeurs, qu’un vaste désert sans fin ni oasis, et fini par trouver un petit travail, sans grande perspective, non plus il faut bien le reconnaître, mais qui au moins avait l’avantage d’être rémunéré, j’étais caissière au monoprix, près de la station Blanche.
Autant le dire, le métier de caissière n’est pas ce qui rapporte le plus, j’aurais bien aimé avoir une paye de courtier, mais bon, on fait avec ce qu’on a, et comme je l’ai dit, je devais vivre seule alors ce revenue était mieux rien. Comment j’ai réussi à me loger avec la misère dont je disposais ? Ah… je vais vous faire un petit cours d’architecture si vous voulez bien. A Paris, les immeubles en sont en général composés de plusieurs, il faut croire qu’entasser les gens demande un minimum d’organisation. Prenons un exemple, le numéro 12 rue Lepic. Quand vous vous retrouvez devant la grande porte, vous pensez rentrer dans un bâtiment, c’est pas faux, mais en réalité c’est un complexe. Vous arrivez dans un couloir donnant accès à une cour, avec un bâtiment au fond de celle ci, ce bâtiment est traversé par un couloir, donnant accès à une cour, avec au fond de celle-ci…. un bâtiment. Résumons nous, 3 bâtiments, entrecoupés de 2 cours.
Reste encore à trouver sa place dans tout ça. Je suppose que vous avez tous entendu parler de la « chambre de bonnes ». Tout part du faite que les bâtiments parisien étaient avant tout des immeubles de bourgeois, voir de noble d’autant. Alors les bâtiments sont luxueux, solide… tout ce que vous voulez, sauf le dernier étage, qui était réservé aux bonnes, pour que celles-ci puissent descendre et arrivé rapidement quand la dame de maison en avait besoin. Jusque là rien que de bien classique non ? Mais autre précision à savoir, c’est que tous les bâtiments ne sont pas égaux, ainsi en général, contrairement au deux premiers qui sont large et solide, le dernier lui est dépourvu de tout confort. En effet c’était celui réservé aux employés de maison, ceux dont on n’en n’avait pas besoin en tout urgence, et donc pouvaient être logé un peu plus loin. On pourrait presque dire que plus vous avancer dans les cours, plus le salaire mensuel diminue. D’où, vous verrez traditionnellement un premier immeuble spacieux et avec ascenseur, un second non moins spacieux mais sans ascenseur mais tout de même un bon escalier et enfin un dernier étroit avec escalier en bois craquant et à la limite, d’ailleurs tout est en bois près à partir en fumer. Donc comment j’ai fait ? J’ai pris un appartement au 8eme étage du 3eme bâtiment, il est certain qu’il vaut mieux avoir la forme pour ramener les courses, mais bon, faut faire avec.
Humm… je sens que cette petite histoire de la communauté urbaine de paris vous a un peu barbé, je m’en excuse, vous avez raison, revenons plutôt à notre affaire, « confessions qu’une parisienne au bord de la rupture ».
Si vous saviez comme cette solitude soudaine me fut d’un bien être. Metro, boulot, dodo, et dire que certains osent se plaindre de ça !! Attention je ne dis pas que tout fut parfait, dans ma volonté de cesser tout contact avec mes congénères, être caissière n’était sans doute pas le meilleur métier à faire. Quand les gens sont ils le plus odieux après peut être les embouteillages ?? Et oui quand ils font leurs courses. Je pense que cela vient du rapport à l’argent, les gens aiment gagner leur argent mais veulent le garder, et pour eux faire leur course est comme une sorte d’abandon de leur due. Alors c’est pour ça qu’ils vous haïssent, de peur que vous leur en preniez un peu plus, en comptant 2 fois un article par exemple, c’est une haine préventive en quelques sorte « je suis antipathique pour bien te montrer que je te surveille et si tu me voles tu vas m’entendre ».
Le mieux c’est qu’après les gens se plaignent qu’on ne soit pas assez souriante, comme si fallais se laisser chier dessus et rigoler en même temps. Je me souviens d’une vieille dame, bien chiante comme il faut, qui mit plus de temps à recompter sa monnaie qu’à ranger ses articles, ce qui avait le don d’énerver les autres clients, je me sentais moins seule, comme c’est réconfortant. Puis elle rangea sont petit porte monnaie, dans son petit sac à main et repartie. Vous connaissez un peu le Monoprix près de la station blanche ? Il y a un escalier pour descendre à la partie alimentation, et alors que j’étais passé au client suivant, absorber, comme en transe, par le bip du lecteur de codes barre, j’ai entendu un gros vlan, la chère mémé c’était étalé dans le dit escalier. J’avoue n’avoir pas pu retenir un sourire à ce moment là, et peut être aurais-je été moins exténuée, j’aurais sûrement éclater de rire. Mais au fond, ce n’était pas plus mal que personne ne m’ait vu, ça aurait mis un terme prématuré à ma carrière de caissière. La mémé ? Rassurez vous, je crois qu’elle a eu que la clavicule de péter.
Voilà qu’elle était ma vie, beaucoup d’entre vous la trouverons sans doute sans intérêt, moi elle me convenait parfaitement. Tout était calculé, comme sur un papier à musique, pas d’imprévu, mai parfois la vie réserve des surprises. Celle-ci s’appelait Emmanuel. La première fois que je le vis, ça devait être un lundi, il était coincé dans la file des gens qui défile devant moi, aussi bien il aurait pu me paraître aussi insipide et transparent que les autres, mais je ne sais pas pourquoi, quand je l’ai vu… une drôle de chose c’est passé. Il avait pris ce jour là, un paquet de pâtes (0.72 euros), un plat de poisson à mettre au micro-onde (3.02euros) et des brioches (1.25 euros). Lui semblait perdu dans ses pensés, on ne peut pas dire que je semblait accaparé son attention comme lui la mienne. Mais au moment de payer, alors qu’il me tendit un billet de 10, nos deux peaux se sont touchées, l’espace d’un instant, et là il a enfin levé les yeux sur moi, et m’a décroché un petit sourire…. Ahhh… j’aurais cru mourir, d’ailleurs à n’en pas douter, mes joues ont du passer du blanc traditionnel des jour d’hiver au rouge écarlate. Mais je lui ai rendu sa monnaie, il l’a rangé et est remonté par l’escalier, vers la grande ville, qui le perdrait au milieu des autres, et moi je suis retourné à mes bips en essayant de l’oublier.
Quand est ce qu’une caissière peut elle savoir qu’elle a une touche avec quelqu’un ? Tout simplement quand celui si s’obstine à faire la queue à votre caisse alors que celle d’à côté est relativement plus vide. Ce fût 2 jours plus tard que ça arriva, alors que j’étais pris dans ma léthargie habituelle, je prenais le relevé pour mon client quand je jeta un coup d’œil à ma file, et je l’aperçu 4 clients plus loin. C’est fou comme tout d’un coup j’eu plus chaud, et je n’avais qu’une envie, expédier au plus vite les 4 crétins qui me séparaient de lui. Ce jour là il ne pris qu’une bouteille de vin blanc, à 2.75 euros, arff j’aurais aimé un plein caddie, pour le garder plus longtemps près de moi.
Que dire dans un moment pareil ? J’avoue être quelque peu timide, et à part « voici votre monnaie, au revoir » j’ai pas trouvé. Ahhhh que je suis nulle !!!!!! Et le voilà reparti. M’engageais je dans une relation de tapie roulant à vie ?? Au fond peut être que cela m’aurais suffi, mais comme je l’ai dis, la vie réserve des surprises. Ce jour là je finissais à 19h30, et alors que je mettais mon nez dehors, bien entouré d’une écharpe, je l’ai vu… à l’autre bout du trottoir, trottinant sur place pour essayer de faire passer le froid. Alors je me suis dirigé vers lui, et je lui ai lancé un « Je pense que vous allez attrapé froid » ah la la, je suis vraiment trop nulle pour parler aux gars moi !!!... et lui m’a répondu « en effet, peut être aurais je l’occasion d’aller dans un endroit plus chaud pour se réchauffer et boire un verre en votre compagnie »… et je sais pas pourquoi, mais je suis sûr qu’à ce moment là il s’est « ah la la, je suis trop nul pour parler au fille moi !!! ». En tout cas, moi ça m’a suffi, et nous sommes donc parti dans un lieu plus chaud que le boulevard rocherault.
Bon, je peux peut être passer les détails non ? Après tout c’est un peu de ma vie privé, on a parlé, discuté, souri, rigolé…et vint le moment de partir, d’échanger les numéros et de se dire à très bientôt. Le « bientôt » fut d’ailleurs « très très bientôt », puisse que le soir même, j’avais droit à un texto me demandant si le lendemain on ne pourrait pas se faire un ciné. Ma foi, le temps de consulter mon emploi du temps… réveil, petit dej, vaisselle, ménage, déjeuner, vaisselle, lessive, courses, repassage, dîner, vaisselle, dodo…. Hum si, on pouvait caser un ciné dans tout ça. Et c’est comme qu’à commencer notre relation.
Croyez moi, vous n’êtes pas obliger de nous envier, dû à mon passif je ne pense pas que ce fut aussi aisé que pour la majorité des personnes. Ainsi vous, vous devez considéré être avec quelqu’un qu’une fois couché avec non ? Eh bah pour moi ce fut un peu long. J’avoue que j’avais des appréhensions et je dû attendre plus d’un mois pour me laisser convaincre, et ce fut d’ailleurs une preuve de son amour, il su attendre, chose que beaucoup de garçon n’auraient pas fait hein ? Et puis vint le jour… et là… ce fut… incroyable, c’était donc ça faire l’amour ? Mais ça n’avait rien à voir avec le sex, mais plus avec la magie. Là où ne fût pour moi que peur, mal, dégoût et honte s’élevait désormais le plaisir, la joie… Comment se fait il qu’une chose puisse être si magique ou si cruelle ? J’ai compris ce jour là comment on pouvait se laisser totalement abandonné à l’autre. Au fond maintenant je savais pourquoi les êtres humains arrivaient à se supporter sans se frapper continuellement, car il existaient cette relation entre eux.
Chapitre 1 : Pourquoi ?
Chapitre 2 : Qui?
Chapitre 3 : Comment ?
Et puis vint le temps de quitter mon home sweet home. Ah, la liberté, enfin. Elle est en général désirée par certains, effrayante pour d’autres, moi il faut bien le dire ce fut une délivrance. D’ailleurs elle ne tarda pas, après la séparation de mes parents adoptifs, elle m’était devenue plus que nécessaire, vitale. Quelques jours après voir fêter mes 18ans, j’arrêtais mes études, qui n’étaient plus qu’à mes yeux, ainsi qu’a certains de mes professeurs, qu’un vaste désert sans fin ni oasis, et fini par trouver un petit travail, sans grande perspective, non plus il faut bien le reconnaître, mais qui au moins avait l’avantage d’être rémunéré, j’étais caissière au monoprix, près de la station Blanche.
Autant le dire, le métier de caissière n’est pas ce qui rapporte le plus, j’aurais bien aimé avoir une paye de courtier, mais bon, on fait avec ce qu’on a, et comme je l’ai dit, je devais vivre seule alors ce revenue était mieux rien. Comment j’ai réussi à me loger avec la misère dont je disposais ? Ah… je vais vous faire un petit cours d’architecture si vous voulez bien. A Paris, les immeubles en sont en général composés de plusieurs, il faut croire qu’entasser les gens demande un minimum d’organisation. Prenons un exemple, le numéro 12 rue Lepic. Quand vous vous retrouvez devant la grande porte, vous pensez rentrer dans un bâtiment, c’est pas faux, mais en réalité c’est un complexe. Vous arrivez dans un couloir donnant accès à une cour, avec un bâtiment au fond de celle ci, ce bâtiment est traversé par un couloir, donnant accès à une cour, avec au fond de celle-ci…. un bâtiment. Résumons nous, 3 bâtiments, entrecoupés de 2 cours.
Reste encore à trouver sa place dans tout ça. Je suppose que vous avez tous entendu parler de la « chambre de bonnes ». Tout part du faite que les bâtiments parisien étaient avant tout des immeubles de bourgeois, voir de noble d’autant. Alors les bâtiments sont luxueux, solide… tout ce que vous voulez, sauf le dernier étage, qui était réservé aux bonnes, pour que celles-ci puissent descendre et arrivé rapidement quand la dame de maison en avait besoin. Jusque là rien que de bien classique non ? Mais autre précision à savoir, c’est que tous les bâtiments ne sont pas égaux, ainsi en général, contrairement au deux premiers qui sont large et solide, le dernier lui est dépourvu de tout confort. En effet c’était celui réservé aux employés de maison, ceux dont on n’en n’avait pas besoin en tout urgence, et donc pouvaient être logé un peu plus loin. On pourrait presque dire que plus vous avancer dans les cours, plus le salaire mensuel diminue. D’où, vous verrez traditionnellement un premier immeuble spacieux et avec ascenseur, un second non moins spacieux mais sans ascenseur mais tout de même un bon escalier et enfin un dernier étroit avec escalier en bois craquant et à la limite, d’ailleurs tout est en bois près à partir en fumer. Donc comment j’ai fait ? J’ai pris un appartement au 8eme étage du 3eme bâtiment, il est certain qu’il vaut mieux avoir la forme pour ramener les courses, mais bon, faut faire avec.
Humm… je sens que cette petite histoire de la communauté urbaine de paris vous a un peu barbé, je m’en excuse, vous avez raison, revenons plutôt à notre affaire, « confessions qu’une parisienne au bord de la rupture ».
Si vous saviez comme cette solitude soudaine me fut d’un bien être. Metro, boulot, dodo, et dire que certains osent se plaindre de ça !! Attention je ne dis pas que tout fut parfait, dans ma volonté de cesser tout contact avec mes congénères, être caissière n’était sans doute pas le meilleur métier à faire. Quand les gens sont ils le plus odieux après peut être les embouteillages ?? Et oui quand ils font leurs courses. Je pense que cela vient du rapport à l’argent, les gens aiment gagner leur argent mais veulent le garder, et pour eux faire leur course est comme une sorte d’abandon de leur due. Alors c’est pour ça qu’ils vous haïssent, de peur que vous leur en preniez un peu plus, en comptant 2 fois un article par exemple, c’est une haine préventive en quelques sorte « je suis antipathique pour bien te montrer que je te surveille et si tu me voles tu vas m’entendre ».
Le mieux c’est qu’après les gens se plaignent qu’on ne soit pas assez souriante, comme si fallais se laisser chier dessus et rigoler en même temps. Je me souviens d’une vieille dame, bien chiante comme il faut, qui mit plus de temps à recompter sa monnaie qu’à ranger ses articles, ce qui avait le don d’énerver les autres clients, je me sentais moins seule, comme c’est réconfortant. Puis elle rangea sont petit porte monnaie, dans son petit sac à main et repartie. Vous connaissez un peu le Monoprix près de la station blanche ? Il y a un escalier pour descendre à la partie alimentation, et alors que j’étais passé au client suivant, absorber, comme en transe, par le bip du lecteur de codes barre, j’ai entendu un gros vlan, la chère mémé c’était étalé dans le dit escalier. J’avoue n’avoir pas pu retenir un sourire à ce moment là, et peut être aurais-je été moins exténuée, j’aurais sûrement éclater de rire. Mais au fond, ce n’était pas plus mal que personne ne m’ait vu, ça aurait mis un terme prématuré à ma carrière de caissière. La mémé ? Rassurez vous, je crois qu’elle a eu que la clavicule de péter.
Voilà qu’elle était ma vie, beaucoup d’entre vous la trouverons sans doute sans intérêt, moi elle me convenait parfaitement. Tout était calculé, comme sur un papier à musique, pas d’imprévu, mai parfois la vie réserve des surprises. Celle-ci s’appelait Emmanuel. La première fois que je le vis, ça devait être un lundi, il était coincé dans la file des gens qui défile devant moi, aussi bien il aurait pu me paraître aussi insipide et transparent que les autres, mais je ne sais pas pourquoi, quand je l’ai vu… une drôle de chose c’est passé. Il avait pris ce jour là, un paquet de pâtes (0.72 euros), un plat de poisson à mettre au micro-onde (3.02euros) et des brioches (1.25 euros). Lui semblait perdu dans ses pensés, on ne peut pas dire que je semblait accaparé son attention comme lui la mienne. Mais au moment de payer, alors qu’il me tendit un billet de 10, nos deux peaux se sont touchées, l’espace d’un instant, et là il a enfin levé les yeux sur moi, et m’a décroché un petit sourire…. Ahhh… j’aurais cru mourir, d’ailleurs à n’en pas douter, mes joues ont du passer du blanc traditionnel des jour d’hiver au rouge écarlate. Mais je lui ai rendu sa monnaie, il l’a rangé et est remonté par l’escalier, vers la grande ville, qui le perdrait au milieu des autres, et moi je suis retourné à mes bips en essayant de l’oublier.
Quand est ce qu’une caissière peut elle savoir qu’elle a une touche avec quelqu’un ? Tout simplement quand celui si s’obstine à faire la queue à votre caisse alors que celle d’à côté est relativement plus vide. Ce fût 2 jours plus tard que ça arriva, alors que j’étais pris dans ma léthargie habituelle, je prenais le relevé pour mon client quand je jeta un coup d’œil à ma file, et je l’aperçu 4 clients plus loin. C’est fou comme tout d’un coup j’eu plus chaud, et je n’avais qu’une envie, expédier au plus vite les 4 crétins qui me séparaient de lui. Ce jour là il ne pris qu’une bouteille de vin blanc, à 2.75 euros, arff j’aurais aimé un plein caddie, pour le garder plus longtemps près de moi.
Que dire dans un moment pareil ? J’avoue être quelque peu timide, et à part « voici votre monnaie, au revoir » j’ai pas trouvé. Ahhhh que je suis nulle !!!!!! Et le voilà reparti. M’engageais je dans une relation de tapie roulant à vie ?? Au fond peut être que cela m’aurais suffi, mais comme je l’ai dis, la vie réserve des surprises. Ce jour là je finissais à 19h30, et alors que je mettais mon nez dehors, bien entouré d’une écharpe, je l’ai vu… à l’autre bout du trottoir, trottinant sur place pour essayer de faire passer le froid. Alors je me suis dirigé vers lui, et je lui ai lancé un « Je pense que vous allez attrapé froid » ah la la, je suis vraiment trop nulle pour parler aux gars moi !!!... et lui m’a répondu « en effet, peut être aurais je l’occasion d’aller dans un endroit plus chaud pour se réchauffer et boire un verre en votre compagnie »… et je sais pas pourquoi, mais je suis sûr qu’à ce moment là il s’est « ah la la, je suis trop nul pour parler au fille moi !!! ». En tout cas, moi ça m’a suffi, et nous sommes donc parti dans un lieu plus chaud que le boulevard rocherault.
Bon, je peux peut être passer les détails non ? Après tout c’est un peu de ma vie privé, on a parlé, discuté, souri, rigolé…et vint le moment de partir, d’échanger les numéros et de se dire à très bientôt. Le « bientôt » fut d’ailleurs « très très bientôt », puisse que le soir même, j’avais droit à un texto me demandant si le lendemain on ne pourrait pas se faire un ciné. Ma foi, le temps de consulter mon emploi du temps… réveil, petit dej, vaisselle, ménage, déjeuner, vaisselle, lessive, courses, repassage, dîner, vaisselle, dodo…. Hum si, on pouvait caser un ciné dans tout ça. Et c’est comme qu’à commencer notre relation.
Croyez moi, vous n’êtes pas obliger de nous envier, dû à mon passif je ne pense pas que ce fut aussi aisé que pour la majorité des personnes. Ainsi vous, vous devez considéré être avec quelqu’un qu’une fois couché avec non ? Eh bah pour moi ce fut un peu long. J’avoue que j’avais des appréhensions et je dû attendre plus d’un mois pour me laisser convaincre, et ce fut d’ailleurs une preuve de son amour, il su attendre, chose que beaucoup de garçon n’auraient pas fait hein ? Et puis vint le jour… et là… ce fut… incroyable, c’était donc ça faire l’amour ? Mais ça n’avait rien à voir avec le sex, mais plus avec la magie. Là où ne fût pour moi que peur, mal, dégoût et honte s’élevait désormais le plaisir, la joie… Comment se fait il qu’une chose puisse être si magique ou si cruelle ? J’ai compris ce jour là comment on pouvait se laisser totalement abandonné à l’autre. Au fond maintenant je savais pourquoi les êtres humains arrivaient à se supporter sans se frapper continuellement, car il existaient cette relation entre eux.
A suivre…
Publicité